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LILLE 2 (MED)
GUTIERREZ-AGUILAR Ruth  envoyer un message
lundi 22 octobre 2007
(14h00) - Salle du Conseil, rue Paul Duez
Etudes génétiques des gènes de la famille KLF : analyse fonctionnelle d'un variant du promoteur de KLF11
Le diabète de type 2 (DT2) est une maladie multifactorielle dû à des facteurs environnementaux et génétiques. De nombreuses analyses génétiques ont identifié les régions du génome liées à cette maladie. Dans notre laboratoire, une liaison génétique avec le DT2 et l'obésité a été mise en évidence sur la région chromosomique 2p25-23 dans une population française (Vionnet et al., 2000). Par une approche combinée de clonage positionnel et de gène candidat, nous avons récemment mis en évidence que le gène KLF11 (ou TIEG2) est impliqué dans la susceptibilité au DT2 à l'âge adulte au sein de familles comportant plusieurs sujets diabétiques (Neve et al., 2005).

Le gène KLF11 appartient à la famille Sp/XKLF (Krüppel like fingers) de facteurs transcriptionnels. La famille Sp/XKLF est constituée de 25 protéines qui ont la propriété de s'accrocher aux éléments situés dans le promoteur appelés éléments cis comme les boites GC riches (GGGGCGGGG) au GT/CACC. Plusieurs facteurs de cette famille ont été impliqués dans l'homéostasie du glucose, et sont de ce fait de bons gènes candidats pour l'étude des prédispositions génétique au DT2.

Ce projet de thèse porte sur la compréhension des rôles potentiels des membres de la famille KLF dans la susceptibilité génétique au DT2.

Premièrement, nous avons continué l'étude de KLF11 pour pouvoir comprendre son rôle dans le DT2. Nous avons précédemment montré que deux SNP en déséquilibre de liaison total, Q62R et AS–1659 G>C (SNP1, Single Nucleotide Polymorphisms) du promoteur putatif de KLF11, sont associés au DT2. Dans cette étude, nous avons analysé dans une population danoise (INTER99 chez 4443 sujets) l'implication génétique de ces SNP dans la susceptibilité génétique au DT2 et dans la sensibilité à l'insuline. Chez les sujets tolérants au glucose l'allèle 62R a été associé à un niveau plus élevé d'insuline et de peptide-C à jeun, et d'indice HOMA de résistance à l'insuline (P= 0.00004, P= 0.006 et P=0.00002, respectivement). Les SNP fonctionnels de KLF11 sont donc associés à la résistance à l'insuline dans les sujets tolérants au glucose dans une population danoise. Dans ce travail, nous avons également démontré que STAT3 est le facteur transcriptionnel qui s'accroche à la séquence présentant l'allèle sauvage du SNP1 et régule l'expression de KLF11. STAT3 a été décrit précédemment comme un facteur de transcription qui régule la voie de la néoglucogenèse. Nos résultats suggèrent que KLF11 pourrait être impliqué dans cette voie de signalisation métabolique.

Deuxièmement, nous avons étudiés 9 gènes de la famille XKLF. Au total, 28 variants génétiques de type SNP ont été génotypé dans une première étude cas témoins formés par 700 individus. Seulement trois SNP des gènes KLF2, KLF15 et KLF16 ont montré une tendance d'association au DT2 (p<0.10). Une étude de réplication sur 2000 individus ne nous a pas permis de confirmer cette association. Nous avons conclu que les variants analysés de ces 9 gènes de la famille KLF ne contribuent pas à la susceptibilité au DT2.

Finalement, les gènes KLF10 et KLF11 ont une grande homologie et sont capables d'inhiber l'expression du gène SMAD7, impliqué dans la signalisation de TGFβ. Nous avons décidé de cribler les gènes KLF10 et SMAD7. Un variant dans le 3'-UTR du KLF10 a montré une faible association au DT2 dans un modèle récessif (P = 0.009, Odds ratio = 0.81, 95% intervalle de confiance= 0.69-0.95; P = 0.042 en ajustant par l'âge, le sexe, l'IMC). En outre, le variant trouvé dans l'intron 2 de SMAD7 a été associé au DT2 dans un modèle récessif (P = 0.007, Odds ratio = 0.62, 95% intervalle de confiance= 0.44-0.88; P = 0.034 en ajustant par l'âge, le sexe, l'IMC). Donc, KLF10 et SMAD7 montrent une association modeste au DT2 et ils pourraient contribuer à augmenter la susceptibilité à développer le DT2.

abstract (english)
Unité de recherche : UMR-CNRS 8090 (Génétique des maladies multifactorielles)
directeur de thèse : Philippe FROGUEL